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 Une nuit d'Automne

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Sicada A. Falcoro
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MessageSujet: Une nuit d'Automne   Mar 17 Juil - 1:16:20

Les fenêtres se tapaient doucement l'une sur l'autre. Un vent frais de début d'année s'engouffra dans le dortoir, jouant et soulevant les draps pourpres d'un lit à baldaquin. La jeune fille qui dormait entre ses draps remua dans son sommeil, quelques sons inaudibles d'échappèrent de ses lèvres et deux grands yeux gris s'ouvrirent. Le regard orageux de la jeune enfant s'accrocha à du vide. Au bout d'une poignée de secondes, Sicada se leva. Son visage baigné d'une sueur froide, elle posa ses pieds sur le sol. Elle sentit le contact froid et réconfortant du plancher et la peur, trace de son cauchemar, s'évapora. D'une démarche peu assurée, elle se dirigea vers la fenêtre ouverte. Un pichet d'eau fraîche reposait sur le coté. Tout en se servant un verre d'eau, son regard se hasarda dans le parc. La nuit était froide. Le vent, entraîné par on ne sait quel courant, entrait et sortait à sa guise dans la chambre occupée par plusieurs filles de Serpentard. La forêt semblait se plier aux caprices de la brise qui volait sur elle. Quelques feuilles tourbillonnaient sur le sol, apportant avec elles brindilles et graviers. Les arbres de l'Interdite s'écrasait sous la force du vent en craquant de douleur. Une branche se détacha de son tronc et s'échappa de l'imposant bois pour s'éloigner dans l'Allée du château. Le lac, dans la journée paisible et paresseux, s'agitait sous les assauts des éléments en vaguelettes d'encre. Un croissant de lune argent se noyait dans les ondes sombres de l'étendue d'eau. Malgré ses efforts pour avoir une image net, un tremblement constant animait son image. Ses compagnes de diamants se cachaient sous des couvertures de cotons noirs et gris. Juste une dizaine d'étoiles osaient se montrer et affronter la fraîcheur agressive de la nuit. L'herbe, épaisse et grande à certains endroits faisait penser à des tapis vivants, qui n'attendaient qu'une chose c'était que des imprudents aillent s'allonger dans leur douceur tentatrices pour les avaler à tout jamais... un futile regard à la cabane du garde chasse et Sicada comprit qu'il était éveillé. Une colonne de fumée sortait de la cheminée délabrée. Quelques lumières provenant des fenêtres étaient étouffées par la noirceur qu'offrait la lisière de la forêt Interdite. Une ombre traversa la parc du château avec rapidité,. Tout juste discernable dans ces enfers, elle donnait comme idée de vouloir quitter les lieux pour endroit plus paisible.

La jeune Verte et Argent porta le verre d'eau fraîche à ses lèvres. Elle but le liquide bleu d'un trait et reposa le récipient avec douceur, sans quitter des yeux les beautés de la nuit. Elle se résigna à se lever mais non pour se coucher... d'une enjambée, elle se dirigea vers la chaise qui occupait les pieds de son lit à baldaquin. Dessus reposaient un pantalon de lin, vert accompagné d'une chemise aux couleurs de Serpentards. Une fois habillée, elle prit son manteau qui séchait de la pluie reçue pendant la journée. Pour finir, une écharpe vint se loger dans son cou. Ainsi vêtue, elle quitta le dortoir sans causer trouble pour ses camarades. Les marches de pierres qu'elle descendit semblaient bien chaudes face à ce qu'elle avait put deviner du dehors. Sa baguette en main, elle murmura un faible sort pour accueillir une lumière qui l'aiderait à quitter le château en silence. La salle commune des fils et filles de Serpent était vide. Quelques bouts de parchemins traînaient sur la table, seuls rescapés d'un devoir de divination. Sur l’un des fauteuil de cuir noir, un livre reposait, les pages cornés par quelques manipulations précipitées. Le feu ronflait toujours avec une vigueur impressionnante. Sûrement un elfe de maison qui était venu le raviver pour la nuit d'automne qui continuait... dans un coin, une boîte ouverte dévoilait son contenu au premier observateur : des pièces d'un jeu d'échecs versions sorciers et le plateau qui permettait de jouer ; un échiquier. Sicada passa son chemin et poussa le mur gris de la salle commune. Le passage se referma en silence et l'élève se retrouva dans les couloirs humides et frais des cachots. D'une assurance dévoilant plusieurs années d'expérience, elle se dirigea sans hésitation vers un couloir. Ses yeux, habitués à l'obscurité, la faisaient se déplacer dans le dédale sans une seconde de réflexion. Ses mains touchaient parfois les murs quand elle savait qu'elle arrivait à un endroit où quelques marches piégeaient les intrus. Une dizaine de minutes après, elle arrivait dans le hall. Majestueux, il était toujours aussi grand. Le sol, fait de carrelage semblait-il, accompagnait ses marcheurs avec un bruit sonore qu'elle craint qu'il réveillât tout le château. En grimaçant, elle éteignit sa baguette et se dirigea vers les grandes portes de chênes massifs. Un regard vers les sabliers lui aurait appris que sa maison était en tête. Le battant de la grande salle était entr'ouvert... comme une invitation à pénétrer dans l'immense salle à manger.

Sicada poussa avec douceur mais sûrement les deux portes de Poudlard. Elles gémirent mais ne purent que s'ouvrir quand la jeune fille y mit toute sa force. Un vent d'une puissance étonnante l'accueillit et l'entrée pour le château se referma dans un claquement bruyant. Mais elle s'en moquait éperdument car elle y était... dehors... ses cheveux se mirent à jouer avec les coups de vent qui l'entouraient. Son écharpe rayée aux couleurs vertes et argentées tenta de s'enfuir mais Sicada la tenait fermement. Elle rangea sa baguette et sans un regard en arrière descendit les marches imposantes. Son manteau, mal fermé, voletait à chaque fois qu'il échappait à ses mains. Elle ne tarda pas à être frigorifiée mais la nuit était tellement belle qu'elle ne regretta pas le moins du monde d'être venue, sachant aussi que le froid était bien plus agréable qu'une chaleur écrasante. Ses pas la conduisaient où bon leur semblaient car la jeune fille avait les yeux perdus dans l'immensité du ciel. Les éléments semblaient déchaînés, une véritable tempête de vent conduisit l'élève vers le lac. L'eau s'agitait dans tous les sens, ainsi ballottée par la nature. Tout ici était victime des caprices de la brise, puissante et belle. Et Sicada, plutôt légère, devait se planter avec force dans le sol pour ne pas s'envoler... elle savait que si l'intensité montait, elle serait en danger mais l'adrénaline qui montait dans son cœur à chaque fois qu'une bouffée d'air lui caressait le visage en valait la peine. C'était un rêve. Un rêve tout a fait fantastique ! La forêt hurlait dans la nuit, souffre-douleur de la tempête. L'écharpe de brume qui sortait de la petite maison du garde chasse n'avait pas le temps de se tenir que déjà une autre la remplaçait, la précédente soufflée par le Dieu du vent. L'herbe, manipulatrice, tremblait sous les ébats d'une force hors du commun. Sicada s'était assise pour jouir de cette beauté n'égalant avec aucune chose qu'elle avait déjà pu voir auparavant. Un rire s'étrangla dans sa gorge, elle avait envie de crier, hurler, accompagnant ainsi les courants de vents qui filaient à des allures folles au dessus de sa tête.

Cela faisait longtemps qu'une telle allégresse ne l'avait pas saisie. Elle était là, assise au bord d'une eau en furie, seule, éperduement seule. Son père n'était pas là pour la réprimander sur chacun de ses gestes, ses camarades n'étaient pas là pour débiter sottises sur sottises, ses professeurs n'étaient pas là pour lui rabattre les oreilles avec les mêmes et longues phrases :"Les B.U.S.Es sont en fin d'année scolaire, pensez à votre avenir !" ; "Vous ne travaillez pas assez, ce n'est pas ainsi que vous obtiendrez vos examens" ; "Vous pensez peut-être qu'en attendant, les résultats vous tomberont dans les mains ? On obtient rien sans rien !". Cela ne faisait pas un mois qu'ils avaient repris les cours, et pourtant, elle avait l'impression d'y être depuis toujours... Ici, c'était une échappée à la vie au château, une bouffée de bonheur qu'elle pouvait exprimer cette fois sans retenue, et c'était pour elle, la première fois.
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MessageSujet: Re: Une nuit d'Automne   Lun 20 Aoû - 13:23:06

Faitsu avait quitté ses quartiers, mais il n’était pas le seul à les avoir quitter. En effet, un tigre bleu le suivait de près. L’horaire était parfait pour une petite sortie tranquille en repensant à diverse chose. Ferya marchait doucement près de son jeune maître, elle se faisait la plus discrète possible depuis qu’ils étaient arrivés à Poudlard. Si elle avait commencé à se balader dans l’école de magie comme si de rien n’était cela ne se serait pas bien passer. Malefoy a la tête de l’école, Ombrage en tant qu’inquisitrice… bref, la tigresse avait clairement compris ce que lui avait dit son jeune maître. Elle passait ses journées dans la bibliothèque à surveiller les faits et gestes des élèves, apprenant à analyser les auras de ceux-ci mais elle s’amusait à lire les livres ou alors à retenir ce qu’étudiait les élèves. Son esprit avait un QI de 110, un fort QI pour un animal comme elle. Elle retenait tout ce qu’elle entendait, elle était patiente. A la fin de la journée, elle quittait la bibliothèque avec Faitsu et ils allaient dans leur quartier. Bref, la tigresse n’avait jamais eu le loisir de se balader dans Poudlard en pleine journée et cela la dérangeait. Mais elle devait se plier aux règles et c’est ce qu’elle faisait sans rien dire.

Un vent soufflait au dehors des murs de Poudlard. Une tempête se déchaînait mais qu’importe Faitsu et Ferya étaient décidés de prendre l’air, seuls, tous les deux. Le jeune homme devait parler avec sa tigresse et elle, elle devait lui dire ses impressions. Arriver devant les portes de l’école, Faistsu tira sur celles-ci, un vent violent s’engouffra dans le hall mais il sortit rapidement et referma en silence les lourdes portes. Ferya sentait ses poils s’envoler sous la violence du vent, elle posa son regard sur son jeune maître et elle vit les cheveux de celui-ci s’envoler. Elle marchait près de lui, mais sentait l’appel de la liberté, elle se mit à courir dans tous les sens. Elle courrait autour de l’apprenti bibliothécaire. Faitsu souriait en voyant la tigresse heureuse de prendre enfin l’air pur, même si le vent soufflait violement.

Ferya et Faitsu se dirigèrent vers le lac, arriver à mi-chemin, le silence entre eux se rompit et la tigresse déclara doucement mais assez fort pour que le jeune homme puisse l’entende.


« Alors ? Tes impressions ? »
« Poudlard n’a pas changé, mais il faudra faire attention. »
« Pourquoi ? »
« Tu sais pourquoi nous sommes là ? Alors il faut faire attention à ce que nous faisons. »
« Tu as raison… »
« Et toi ? demanda Faitsu. »
« Moi ? Les auras des élèves sont toutes différentes, certains ont des esprits de vengeance, d’autre ont des esprits de liberté… ils sont tous différents mais ils sont tous très intéressant à étudier. »

Faitsu sourit à la réponse de la tigresse mais il s’arrêta rapidement de sourire quand il vit quelqu’un se trouvait près du lac. L’eau du lac était déchaînée sous la rudesse des éléments de la nature. Est-ce que cette personne avait entendu leur discussion. Impossible car ils avaient été assez loin lorsque la discussion avait commencé.

Ferya regardait son maître, elle ne comprenait pas pourquoi le jeune homme ne disait plus rien. Elle regarda dans toutes les directions mais contrairement à Faitsu elle ne voyait pas aussi bien que lui, la personne qui se trouvait près du lac. Elle demanda au jeune homme.


« Pourquoi arrêtes-tu de parler ? »

Faitsu fronça les sourcils, Ferya avait encore parlé. Personne n’était censé savoir qu’un tigre à dent de sabre (espèce éteinte au passage) de couleur bleu et qui parle. Personne n’est censé savoir cela. Maintenant que la tigresse et le jeune homme étaient derrière la personne, Faitsu peut voir qu’il s’agissait d’une élève. Il sourit doucement et s’arrêta juste derrière l’élève.

Ferya s’arrêta elle aussi et elle comprit après coup pourquoi Faitsu ne disait plus rien. Elle comprit bien trop tard que cette personne avait du l’entendre. Et alors ? Maintenant que s’était fait, il n’y avait aucune échappatoire pour elle. Mais ce qui intriguait la tigresse était que son maître souriait mais pas un de ses sourires qui vous rassure mais plutôt ceux qui veulent dire que la personne qui se trouve en face de lui est dans un mauvais pétrin. La tigresse s’assit près de Faitsu mais elle se trouvait également près de la jeune fille.

C’est alors que la voix de Faitsu s’éleva dans le silence, une voix étrangement douce. Cela cachait quelque chose. Ferya regarda la jeune élève avec un regard froid, elle voyait l’aura de l’enfant. Mais elle n’en fit par à son jeune maître.


« Ce n’est pas une heure pour aller prendre l’air Mademoiselle. »
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Sicada A. Falcoro
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MessageSujet: Re: Une nuit d'Automne   Dim 16 Sep - 11:47:30

Rafales, tourbillons puis un instant de silence, juste un instant, avant que la tempête ne réapparaisse, plus forte que jamais. Ainsi s’écoulaient les minutes dans le parc. Sicada était mi-allongée, mi-assise que l’herbe. Ses bras étaient rabattus en arrière, paumes au sol et ses jambes étendus de tout leur long. Elle offrait son visage au ciel et à ses éléments. Ses cheveux noirs volaient avec les assauts du vent, ne leur accordant aucun répit. Ses yeux gris s’enfonçaient dans le ciel qu’elle aurait voulu étoilé… mais elle ne pouvait pas avoir des étoiles accompagnées d’une tempête. De gros nuages passaient régulièrement devant la lune. Ainsi on aurait pu penser à des bouts de cotons perdus dans l’immensité des cieux, noirs. Le lac juste devant elle se déchaînait, voire se débattait, contre le vent. Des vagues anormales quand elles provenaient d’un lac venaient se fracasser sur les côtes, créant des gerbes d’eaux d’une taille considérable. Le tapis mouvant de la pelouse montrait un spectacle magique… une véritable mer s’agitait sous le regard émerveillé de Sicada. Parfois elle apercevait une ombre sombre qui sortait de la forêt interdite pour aussitôt y retourner, retrouvant ainsi la sécurité qu’offraient ses grands arbres que même les éléments ne semblaient pouvoir déraciner. Malgré tout ils agitaient leurs branches avec force et souvent, l'une craquait pour se retrouver à courir dans le parc, poursuivit par un démon qui restait invincible aux yeux des humains. La cabane du garde-chasse était éteinte. Ce dernier avait-il trouver refuge dans un sommeil agité où au contraire veillait, assis dans la pénombre de sa petite maison ? Probablement ne le saurait-elle jamais… alors qu’elle fermait ses yeux d’acier, pour savourer le plaisir qu’on lui donnait jusqu’au bout, ses pensées se mirent en mouvement…

Il y avait maintenant plus d'un mois que la rentrée avait eu lieu à Poudlard. Les cours avaient repris, les devoirs également, les retenues avec Rogue, les brimades et les altercations avec les élèves... Elle n’avait toujours aucune nouvelle de son père, ce qui voulait dire que tout allait bien. Comme on disait : Pas de nouvelles, bonnes nouvelles.

Un bruit dans son dos vint éclater la bulle de pensées qui flottait en elle. Quelqu’un approchait sans que ses mouvements ne puissent être dissimulés par les assauts du vent. Malgré le vacarme qui régnait dans le parc de Poudlard, le froissement d’habits ne pouvait être ignoré. D’un bond presque félin, Sicada se releva. A seulement quelques mètres d’elle, une silhouette marchait, tentant de ne pas s’envoler. Le vent s’amusait à s’infiltrer dans ses habits. Un adulte, il n’y avait aucun doute. Femme ou homme, professeur ou membre du personnel, on ne pouvait le voir. Juste un instant, la lune fut libérée d’un nuage cotonneux et la jeune serpentard aperçu son visage, un homme. Le bibliothécaire, accompagné de son animal bleu. Il semblait presque sortir d’un film, marchant ainsi vers elle, sans renoncer, bien que les assauts de l’air venant du ciel se faisaient de plus en plus violent. Alors qu’il était à quelques pas d’elle, il ouvrit la bouche. Ses mots furent aussitôt engloutis par la tempête et même en tendant l’oreille, on n’aurait pu entendre un seul mot ! La jeune élève cependant compris qu’il voulait connaître les raisons de sa présence ici. Elle savait qu’aussitôt ses lèvres ouvertes, le vent, vorace, ne ferait qu’une bouchée de ses mots. Mais c'était très bien ainsi. Elle savait que cet homme avait le pouvoir, et le droit, et même le devoir, de la punir pour qu'elle soit ici. Mais pour l'instant, elle était en sécurité, dans le mutisme que lui offrait la tempête. Personne n'entendait personne, on devinait simplement les paroles de l'autre, on devinait...

- Je...

Elle remua les lèvres même comme prévu, on n'entendit pas un traître mot de ce qu'elle avait voulu dire. En fait, elle s'était juste excusée en poliment, en affirmant qu'elle avait vu quelque chose dans le parc, qu'elle avait eu peur et voulait voir ce que c'était, mais la porte s'était refermée derrière elle. Dommage... Ohh c'était sûr qu'il ne croirait pas un mot de ce qu'elle affirmait. Sicada était connue à Poudlard (Après plus de 4 ans d'études ici !) et tous savait que ce n'était pas un ange... Et puis, ce n'était pas vraiment un mensonge ce qu'elle avait dit, elle voulait simplement être tranquille, être seule, loin de tous et de toutes. Mais allez expliquer ça à un prof ou autre de votre collège/lycée, ils ne comprennent rien. Ils n'ont qu'une idée en tête : sécurité sécurité...
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MessageSujet: Re: Une nuit d'Automne   Sam 27 Oct - 11:30:35

Faitsu se tenait devant l’élève, quand celle-ci se leva il l’a reconnue rapidement. S’était Sicada Alix Falcoro, une élève de cinquième année dans la Maison Serpentard. Il avait entendu beaucoup de chose sur la jeune fille, des choses qui disaient qu’elle était froide, sarcastique… bref une élève qui donne du fil à retordre. Faitsu esquissa un léger sourire, Ferya quand à elle, elle ne disait plus rien. Elle regardait la jeune fille et son maître mais surtout elle analysait l’aura de la demoiselle.

Sicada sembla s’excuser mais les paroles de la jeune fille furent masqués par le bruit du vent. Faitsu comprenait qu’elle s’excusait de sa présence ici, il savait qu’il avait le droit mais surtout le devoir de la punir pour être sortit de sa chambre à une heure aussi tardive. Faitsu se rappela que lui aussi il faisait la même chose à une époque. Et cette époque remonte à quand il était encore un élève comme Sicada. Il sortait le soir en pleine nuit afin d’aller au lac ou dans la forêt interdite afin de retrouver Ferya qui restait cacher en permanence mais qui ne s’éloignait pas pour autant du jeune homme.

La tempête faisait rage, des vagues se dessinaient sur le lac ce qui donnait une étrange vision. L’automne, un trimestre qui allait bientôt être finit. Ce que les jours pouvaient passer vite. Faitsu s’avança, il se tenait à présent à côté de Sicada, il ne prononçait pas un mot. Il regardait le lac, il appréciait le vent qui soufflait avec rage autour d’eux. Ses cheveux s’envolaient doucement dans n’importe quels sens, Faitsu tourna la tête vers Sicada. Il ouvrit la bouche et déclara sachant pertinemment que ses mots seraient engloutis par le vent, il déclara quand même.


« Vous ne devriez pas être ici Miss Falcoro. Je sais que vous n’entendez pas ce que je dis mais qu’importe vous pouvez lire sur mes lèvres… »

En disant « lire sur mes lèvres », Faitsu avait sorti sa baguette et il avait pensé une formule magique dans son esprit et ainsi il avait fait apparaître la lumière au bout de sa baguette. On pouvait à présent voir les différentes personnes présentes. Faitsu se tenait devant Sicada tel un fantôme, Ferya était assise entre l’élève et son maître.
Faitsu reprit.


« Vous pouvez lire sur mes lèvres Miss Falcoro. Je vous pris dès maintenant de me suivre dans mon bureau… N’ayez crainte, je vous invite à boire quelque chose de chaud. »

Faitsu parlait doucement afin que Sicada aie le temps de lire sur ses lèvres et ainsi comprendre ce que désirait l’apprenti bibliothécaire. Ce dernier sourit doucement à l’élève, il lui proposait de boire une boisson chaude au lieu de la renvoyer dans sa chambre. Ferya comprenait ce que voulait son maître… enfin elle le comprenait à moitié. Le jeune homme s’avança doucement vers l’école mais il s’arrêta dans son mouvement.

Le vent faisait rage de plus en plus, sa cape s’envolait derrière lui. Faitsu ne bougeait plus, il restait statique comme ci il avait été immobiliser par un sortilège. Quelques minutes s’écoulèrent durant lesquelles l’apprenti bibliothécaire ne bougeait pas. Il semblait observer quelque chose ou alors perdu dans ses pensées. L’attente de savoir ce qu’il se passait durait quand Faitsu finit par se retourner.

Il posa sur Sicada un regard vide d’expression, sa baguette toujours en main. Le visage du jeune homme était éclairé par la lumière que procurait sa baguette, une lumière blanche qui ressortait encore plus sur le visage pâle du jeune homme. Faitsu finit par dire, ses lèvres bougeaient toujours doucement afin que Sicada puisse le comprendre.


« Dépêchez-vous Miss Falcoro car ma patience à des limites. Suivez-moi je vous pris à moins que vous ne désirez me poser des questions. Mais je pense que ce n’est pas trop le lieu et le moment. Alors que décidez-vous ? »

Faitsu attendit de voir si Sicada allait effectivement lui poser des questions ou si elle allait le suivre et le questionner ensuite quand ils seraient rentrés dans l’enceinte de l’établissement. Pendant ce temps le vent redoublait de violence, Ferya restait au côté de l’élève, elle la regardait avec des yeux doux. Quand à Faitsu, il posait sur Sicada un simple regard, un regard qui n’exprimait rien sauf peut-être de la froideur.
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MessageSujet: Re: Une nuit d'Automne   Sam 3 Nov - 20:45:28

[désolé pour le retard miss]
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